<em>Roches-Papiers-Ciseaux</em> : quand l’art rencontre la géologie | 15 septembre 2017 | Article par Suzie Genest

L’artiste Julie Picard (au centre) devant l’oeuvre « Roches-papiers-ciseaux », avec Andrée Bolduc, directrice, et Julie Bilodeau, adjointe à la direction, de la Commission géologique du Canada (à gauche); Anastasia Vaillancourt de Culture pour tous (à l’arrière) et Jean-François Bureau de Ressources naturelles Canada (à droite).

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

Roches-Papiers-Ciseaux : quand l’art rencontre la géologie

Pour son 175e anniversaire, la Commission géologique du Canada s’est offert un atelier de création avec l’artiste Julie Picard. Le grand public peut voir l’oeuvre issue de ce projet en participant aux Portes ouvertes sur la recherche aujourd’hui, samedi 16 septembre, de 10 h à 16 h.

La rencontre

Artiste-sculpteure établie, Julie Picard n’en est pas à ses premières expériences de médiation culturelle. Avant même que l’expression s’étende au Québec, elle faisait partie des jeunes artistes qui occupaient et animaient l’îlot Fleurie dans Saint-Roch, au tournant des années 2000. Dans cet espace sous les bretelles de l’autoroute Dufferin, chaque journée portait une opportunité de rencontre entre les arts et les citoyens.

Dans les espaces que loue la Commission géologique à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), la pratique de Julie Picard a rencontré celle de professionnels de la géologie dans le cadre du programme de jumelage arts-affaires La culture en entreprise de l’organisme Culture pour tous. Trente d’entre eux ont participé à un atelier d’une journée avec l’artiste dont le papier est le matériau de prédilection. Par le collage, ceux qui côtoient quotidiennement les pierres minérales devaient produire chacun une pierre de papier bien compacte. Toutes les pierres ont par la suite été rassemblées en une oeuvre collective : Roches-papiers-ciseaux.

Une logique artistique

Accrochée au mur du deuxième étage, l’oeuve de grande dimension offre des expériences différentes selon qu’on l’observe à distance ou de près, en se déplaçant devant. On y découvre ainsi sous différentes perspectives les « pierres », les strates qui les composent, la longue stratification qu’elles forment ensemble.

Lors du dévoilement en présence de nombreux membres du personnel de la Commission géologique jeudi dernier, la question de la forme et du sens de l’oeuvre a été soulevée. L’artiste et son public participatif à la démarche scientifique ont convenu que, dans son abstraction, le tableau-sculpture répondait à une logique artistique.

L’événement gratuit Portes ouvertes sur la recherche de la CGC, en collaboration avec le Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, propose aujourd’hui 16 septembre de 10 h à 16 h des stands thématiques animés sur l’eau, la terre et l’environnement. Les visiteurs peuvent y échanger avec des scientifiques et faire identifier leurs roches et fossiles.

Commission géologique du Canada
490, rue de la Couronne