Enfin, un lien cyclable vers la Haute-Ville

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POINT DE VUE | Hier soir avait lieu au Centre Frédéric Bach, pour une quarantaine de citoyens présents, la séance d’information sur le lien cyclable qui reliera la Haute et la Basse-Ville par la côte Badelard.

Presque rien cette année en bas de la côte

Le quartier Saint-Jean-Baptiste aura la belle part du gâteau; Limoilou et Saint-Roch (rue du Pont) l’avaient eue l’an passé. On doit continuer à consolider ces projets pour une Basse-Ville cyclable, mais comment Québec peut-elle devenir praticable avec quatre millions de budget par année ? Cette année, on s’affaire à rabouter; des liens importants devront attendre. En bas de la côte Badelard, aucune continuation ne semble sur la table pour rejoindre une quelconque piste cyclable. On devra se rabattre sur Arago Est, tenter de contourner le stationnement pour se rendre vers la bibliothèque ou rejoindre la rue du Pont.Des portions substantielles de pistes sont réfléchies pour la suite. Le problème, c’est que de nombreuses constructions sont prévues dans le secteur. Pour l’îlot Dorchester, par exemple (stationnement derrière la Fabrique), on tire une ligne pour l’implantation d’une piste sur Narcisse-Belleau, mais on semble vouloir attendre que les trois tours Kevlar soient construites. Combien d’années faudra-t-il ?Un trait sur Christophe-Colomb irait rejoindre la rue Caron afin de passer devant l’ancien Omer de Serres (Kaboul), mais quand ? Il semble plus urgent de construire un piste sur les terrains de Parc Canada que de consacrer un véritable lien est-ouest, de Saint-Sauveur au Marché du Vieux-Port. Un lien essentiel dans un secteur densément peuplé. Les familles devront se rabattre sur Charest et traverser des zones dangereuses, avec des enfants, pour pique-niquer au parc Victoria par exemple. Sans parler des touristes…

Mécontentement dans Saint-Jean-Baptiste

On ne peut passer sous silence la déception des résidents de la rue Lavigueur qui se verront privés de six ou sept cases de stationnement, ce qui est désastreux vu l’achalandage estival. Plusieurs ont aussi affiché leur désaccord pour le tracé de la nouvelle voie cyclable sur la rue Sutherland. Je dois avouer qu’elle est à pic, mais on ne peut rien y faire. Le quartier Saint-Jean-Baptiste a été conçu pour les calèches, il est très difficile de trouver de la place.Des citoyens sont revenus sur l’idée d’un remontée de style finlandais, mais il semble que les intempéries et le sel l’hiver soient des inconvénients majeurs. On a parlé d’un ascenseur, même d’un escalier roulant couvert. Pourquoi pas? Les représentants de la Ville ont mis fin aux aspirations en indiquant que le budget de ce type d’infrastructures cyclables est de 5 millions pour la province (??), et que l’ascenseur en coûterait quarante à lui seul. Combien pour la passerelle des Trois-Sœurs ? Probablement zéro, et cela démontre la volonté de la Ville pour que son territoire se dote d’un réseau efficace.

Des points admirables

Il est admirable de constater que les représentants de la Ville examinent toutes les possibilités. On feint parfois de ne pas connaître la réponse aux questions pour laisser s’exprimer le citoyen. Pourtant, on a déjà ressassé toutes les éventualités. Aussi, je tiens à exprimer mon admiration aux concepteurs qui se tapent de nombreuses séances d’information de quartiers un peu partout et des citadins mécontents. Pensez un instant qu’une piste cyclable soit prévue sur votre rue, devant chez vous : seriez-vous à l’aise avec ça ?Déception pour Saint-Roch, mais belles réalisations en Haute-Ville, qui aideront à circuler et descendre en sécurité afin de venir travailler ou s’amuser dans le quartier. Soixante nouveaux supports à vélo s’en viennent, et plusieurs seront installés en haut et en bas des escaliers. Pour plus d’informations, tous les documents sont sur le site de la Ville de Québec.