Après Lard Canadien, GPS ramènera Canadian Bacon sur la rue du Pont

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Il reste trois jours pour voir la sixième exposition de Canadian Bacon, Lard Canadien, dans l’ancien local de la Friperie du Café-Rencontre Centre-Ville… avant le retour de ce collectif mouvant le 12 mai avec GPS.

Lard haut en couleurs

Canadian Bacon, c’est un collectif dont le volume et la composition varient d’une exposition à l’autre. Une trentaine d’artistes en arts visuels émergents ou plus établis, de muralistes, illustrateurs et autres touche-à-tout gravitant autour du street art composent ce Lard Canadien exposé jusqu’à vendredi dans le cadre de Manif d’art 8. Après une soirée de vernissage fort courue le 21 avril, 24 oeuvres ont trouvé preneurs en trois jours, soit la durée moyenne des expositions précédentes de Canadian Bacon.canadianbacon_5Il suffit d’entrer dans l’espace pour appréhender la diversité des artistes qui participent à l’exposition. S’y côtoient entre autres PisHier, Olivier Roberge, Samuel Breton, Catherine McInnis, Louis-David Létourneau-Gagnon, Marie-Ève Fréchette, Paul Brunet, Simon Doyon. Comme c’est le cas pour Patrick Forchild sur la photo ci-contre, la sélection d’oeuvres particulièrement variée pour certains artistes offre un aperçu de l’étendue de leur pratique. Une belle vitrine, pour la relève notamment, une occasion pour un public élargi de faire connaissance avec plusieurs visages de l’art actuel. Amateurs d’art, passants et curieux y trouvent de quoi les intéresser, les séduire, les amuser, jusqu’au sous-sol occupé en partie par une étonnante installation de papier.

« Pas là pour être cool »

D’un projet à l’autre, l’instigateur et commissaire Phelipe Soldevila reçoit un nombre croissant de propositions. Pour la prochaine exposition, GPS, pas moins de 85 dossiers lui sont parvenus, parmi lesquels une trentaine sont retenus. Au-delà du portfolio, de la démarche artistique et de la cohérence avec Canadian Bacon, le potentiel d’affinités entre artistes influence la sélection. C’est que les artistes choisis sont appelés à collaborer étroitement.

On est une couple à gérer, mais tout seuls on n’y arriverait pas, c’est en ce sens-là qu’on est un collectif. Beaucoup de gens mettent la main à la pâte. […] On voit qui s’implique et qui nous voit comme une vague […] Ceux-là, je les appelle les surfeurs ! […] Avec autant de gens, je me sens béni que ce ne soit pas chaotique! […] Ce sont tous des gens qui ont le potentiel de devenir amis. »

canadianbacon_3Porté à bout de bras par cette communauté, Canadian Bacon reçoit l’appui de partenaires. Parmi eux, Plenty Humanwear a déjà accueilli les expositions dans ses espaces de la rue Arago Est, Sherwin Williams donne un bon coup de pouce pour la peinture.

Souvent, ce sont les [représentants] qui m’approchent. […] On représente une clientèle, un bassin différent de ceux qu’ils rejoignent dans leurs réseaux. »

Les partenariats qui facilitent le transport, l’installation, l’accès à des ressources matérielles aident à alléger les épaules des organisateurs. Canadian Bacon s’associe à ce qui est « plus fin, plus recherché », à l’image du travail des artistes participants, dit le commissaire. Du côté des commandites à boire, Soldevila se réjouit des partenariats avec Romeo’s Gin et Les 2 Frères.

On n’est pas là pour être cool, on est là pour travailler avec des gens qui ont un souci de l’esthétique et du produit final. »

Lard Canadien se poursuit ces mercredi 3 mai, jeudi 4 mai et vendredi 5 mai de midi à 17 h au 305, rue du Pont. Canadian Bacon y présentera ensuite GPS du 12 au 19 mai, du mercredi au dimanche, aux mêmes heures.