La judiciarisation des troubles de santé mentale inquiète

Source : Le Soleil, Jean-François Néron, 18 janvier 2016 

1123387-selon-organisme-pech-nombre-detenusL’organisme PECH s’inquiète de la nouvelle vague de judiciarisation de personnes qui vivent avec un problème de santé mentale. Ce type de clientèle a augmenté de 50 % en trois ans au Centre de détention de Québec (CDQ).

« Ça me préoccupe. Comment ça se fait que ça augmente? Le monde ne devient pas plus fou depuis deux ans. » Visiblement, la hausse observée suscite des questions chez Benoît Côté, directeur du Programme d’encadrement clinique et d’hébergement (PECH). Pourtant, l’organisme se bat depuis 20 ans, entre autres pour déjudiciariser les personnes vivant avec un problème de santé mentale.PECH a une intervenante qui travaille en permanence au CDQ. En 2012-2013, elle a rencontré 176 personnes incarcérées qui présentent un trouble de santé mentale. En 2014-2015, ce nombre est passé à 306. (…)

Huit interventions par jour

L’an passé, les policiers, qui recommandent les personnes en crise à PECH, ont fait 3000 interventions, soit 8 par jour. C’est le double d’il y a quelques années. Le problème est en partie résolu depuis juin 2015 avec la bonification d’une subvention de la Ville de Québec, passée de 75 000 $ à 120 000 $ par année. (…)Au passage, le spécialiste de la question de la santé mentale écorche la nouvelle politique de l’aide sociale du ministre Sam Hamad. (…)Tout l’article. À lire aussi : La maison de thérapie : une ressource en péril ? ]