Canot à glace : l’esprit d’équipe avant tout

Canot Korrigane 1

Ce dimanche 7 février se tient un des événements les plus attendus de l’hiver : la course de canot à glace du Carnaval. Nos quartiers y sont bien représentés, par plusieurs équipes aux couleurs des différents commanditaires.

Les glaces du fleuve ont vu défiler depuis le début de la saison l’équipe Sandwicherie Fastoche / INRS, présentement en tête du classement général de la catégorie sport devant La Barberie (3e position) et La Korrigane (23e place). À sa défense, l’équipe de la microbrasserie de la rue Dorchester a deux nouvelles recrues et a reçu son embarcation tardivement.

Ce qui est dur, c’est les nouveaux. Ils n’ont pas pratiqué beaucoup sur la glace avant la première course. On essaie de pratiquer le plus souvent possible pour rattraper. », confie Daniel Malenfant, juste avant de partir une quatrième fois sur le fleuve en une semaine.

Comme tout bon sport d’hiver, le canot à glace est soumis aux aléas de Dame Nature. Même si l’équipe de la Korrigane s’est procuré son canot en novembre seulement, il a fallu attendre les glaces, souligne Éric Boudreau, responsable de l’équipe Latulippe, qui compétitionne dans la catégorie élite : « Tout le monde est en retard cette année parce que la glace n’est arrivée qu’après le jour de l’an. » D’ailleurs, la banquise de départ à la course de Portneuf a été emportée par le courant, leur donnant du fil à retordre pour la première épreuve de la saison.

Esprit d’équipe et liberté

Pour Karine Ouellet-Proulx, barreuse pour la Korrigane, c’est le dépassement, le côté dangereux et aussi l’esprit d’équipe qui l’ont attirée vers le canot à glace pour une deuxième année. Cette discipline demande une bonne connaissance du fleuve, mais surtout, de ses coéquipiers, selon Éric Boudreau, véritable passionné :

C’est Canot Korrigane 2un sport d’équipe où tu tisses des liens serrés entre cinq personnes. Il faut avoir une cohésion parfaite. Quand ça arrive, tu deviens dépendant. Plus c’est fluide, plus t’aimes ça. Cette sensation, je ne la retrouve pas ailleurs. La vue, le feeling que t’as de faire exactement ce qu’on te dit de ne pas faire quand on est jeune. On fait tout l’inverse ! T’es libre. Il n’y a pas de sentier, pas de balise. Tu prends à 100 % le chemin que tu veux. »

Un sport qui gagne en popularité

La compétition de canots à glace se divise en trois catégories : sport mixte, élite homme et élite femme. Éric Boudreau, qui pratique cette discipline depuis une vingtaine d’années, se rappelle qu’au début, il y a avait un total de douze équipes alors que maintenant, c’est le nombre de canots à batailler dans la catégorie élite homme : « Avant, c’était juste des vieux loups de mer ! » Selon lui, le sport a gagné en popularité parce qu’il est complet et ne demande pas nécessairement des qualités exceptionnelles, à part un minimum de force et d’endurance. Karine Ouellet-Proulx ajoute qu’il faut aussi du respect envers soi-même et ses limites. Exit l’orgueil mal placé ! Le circuit s’étant développé dans les dernières années, il est désormais plus rentable pour les équipes de s’organiser. « Maintenant qu’il y a un circuit de 7 courses, tu n’investis pas pour rien. », conclut M. Boudreau.La course du Carnaval, tradition depuis 1955, est la plus ancienne et plus importante du circuit. Elle amène les canotiers à faire l’aller-retour entre le Bassin Louise et Lévis, deux fois plutôt qu’une pour la catégorie élite. Les spectateurs sont invités à encourager les équipes dès 13 h 30.