Une nouvelle direction à la SDC

Crédit photo : M et M Photographie
Si le départ de son prédécesseur a été médiatisé, c’est sur la pointe des pieds qu’une nouvelle directrice générale est entrée ces derniers mois à la Société de développement commercial (SDC) du centre-ville de Québec.Originaire de Québec, Catherine Raymond a connu le quartier à l’âge de 16 ans, en travaillant au Holiday Inn à l’époque. Après des études à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle est passée par la SDC trifluvienne avant d’évoluer dans le réseau des Chambres de commerce et à Montréal. C’est à 25 ans qu’elle a décroché un premier poste de directrice générale. De 2006 à 2014, elle a assumé la direction de la SDC centre-ville de Trois-Rivières, d’où son départ vient d’être annoncé publiquement.Investie dans le réseautage entre les SDC du Québec, elle a fait connaissance avec ses homologues, dont Stéphane Sabourin, qui l’a par la suite contactée en vue de son départ. Il faisait alors appel à Catherine Raymond la consultante mandatée par le ministère des Finances et de l’Économie pour apporter un soutien ponctuel aux SDC dans leurs défis organisationnels.Stimulée par les enjeux et le potentiel de Saint-Roch, celle qui ne faisait que passer a décidé d’y rester. « Il y a une volonté politique de développement. Les organismes communautaires font toute une différence, c’est facile d’entrer en communication avec la population. Il y a une belle cohabitation. » Depuis son arrivée, elle a rencontré tous les milieux, elle a beaucoup écouté. Lors de réunions, en marchant dans les rues, en prenant l’autobus, en s’assoyant dans le jardin Saint-Roch entre deux cours à l’ÉNAPPour elle, l’équilibre est le secret de la vitalité d’un centre-ville. Des commerces qui répondent à une diversité de besoins, des entreprises de différents secteurs. Une densification de la population misant sur des résidents de tous profils ainsi que sur la hausse du nombre de travailleurs, via l’occupation des espaces à bureaux. Des promoteurs qui investissent dans des projets de copropriétés, mais aussi dans le locatif s’il y a un besoin…Catherine Raymond préfère les portraits lucides aux projections idéalisées ou alarmistes. « La situation n’est pas dramatique comparativement à Montréal. Les taxes sont moins élevées. Mais c’est vrai qu’elles ont augmenté. Il y a un équilibre à ne pas brûler. »L’agenda de la nouvelle direction de la SDC locale est bien rempli : locaux commerciaux inoccupés, propreté des espaces publics, mobilité durable et supports à vélos, développement des services aux membres, voire éventuellement inclusion d’autres artères. Les activités rassembleuses qui animent et font rayonner le quartier, comme Cuisinez St-Roch, y figurent toujours. Une initiative inédite pour l’accueil des visiteurs et des touristes est également en gestation. Une structure novatrice qui s’intégrerait au quartier et créerait quelques emplois pour ses résidents… à suivre au printemps!