L’escouade urbaine débarque dans Saint-Roch

Madame Catherine Raymond et Hery se sont donnée pour mission de rendre encore plus agréable l’expérience de ceux qui fréquentent Saint-Roch.

L’escouade dans les rues

Depuis le mois de juin, certaines rues de Saint-Roch sont sillonnées par l’escouade urbaine. La démarche, qui est née en Europe, s’est répandue dans plusieurs villes québécoises dans les dernières années à l’instar de Rimouski, Saint-Hyacinthe ou Trois-Rivières. C’est d’ailleurs de Trois-Rivières qu’arrive la nouvelle directrice de la Société de développement commercial (SDC) du Centre-ville, madame Catherine Raymond, qui a importé le projet dans Saint-Roch.Le rôle de l’escouade est simple : assurer une présence sur la rue pour la rendre propre et plus agréable pour tous. Elle veille ainsi à :

  • limiter l’affichage sauvage;
  • réduire la saleté des espaces publics;
  • faire de la sensibilisation sur le recyclage, sur la civilité et sur le règlement de propreté sur la voie publique.

Mais le mandat de l’escouade urbaine dépasse le nettoyage des rues. Elle joue aussi un rôle important de collecte de données et de diffusion de l’information pour les commerçants comme pour les consommateurs. Dans cette optique, elle peut

  • aller chercher des données sur l’achalandage de la rue;
  • récolter et diffuser de l’information auprès des commerçants;
  • renseigner les consommateurs et les commerçants sur le stationnement ou toute autre information pertinente sur le quartier.

En bref, l’escouade est là pour rendre la plus agréable possible l’expérience des gens qui arpentent la rue.Elle répond aussi à une des préoccupations des commerçants qui placent la propreté parmi les priorités d’interventions de la SDC. Une préoccupation que résume bien Catherine Raymond : « la rue Saint-Joseph est une des plus belles rues de Québec, mais n’est pas toujours propre. »Madame Raymond souligne également que « l’escouade n’a jamais pour mandat de remplacer les employés municipaux, qui font d’ailleurs leur travail correctement ». L’escouade est là pour bonifier l’offre de service de la Ville qui a un territoire bien plus grand à desservir et qui ne peut être présente en permanence sur la rue.

Projet pilote

Pour sa première édition, l’escouade n’est composée que d’une personne. La SDC aurait aimé en envoyer quatre sur le terrain, mais n’a pas obtenu tout le financement nécessaire. À titre de comparaison, le centre-ville de Trois-Rivières est parcouru par six à huit personnes d’une telle escouade. La SDC du quartier Saint-Roch est toutefois en mesure d’assurer une présence cinq jours par semaine, du mardi au samedi, de juin jusqu’à la mi-août. Et elle espère bien voir l’escouade revenir et grandir les prochaines années.

Le visage de l’escouade

L’escouade urbaine c’est donc Hery pour l’instant. Un jeune homme avec un sourire collé dans le visage, qui n’hésite pas à venir vers vous. Un élément crucial pour ce poste qui exige d’avoir l’esprit ouvert et d’aimer le monde, pour interagir avec les différentes clientèles du quartier. À ce sujet, Hery constate que « les gens défavorisés sont plus ouverts et parlent plus que les professionnels qui sont souvent plus pressés. »On n’a aucun mal à croire Hery quand il nous dit qu’il est bien accepté tant par les commerçants que par les résidents. Plusieurs le remercient chaque jour de prendre soin de leur milieu de vie. Certains vont même jusqu’à vouloir lui laisser du pourboire.Hery, qui ne connaissait pas le quartier avant cet emploi, trouve qu’il y règne une belle ambiance. Étudiant au Cégep le reste de l’année, il apprécie son expérience qui l’amène à mieux cerner ce qui le motive. Parmi ces motivations, il y a d’ailleurs la satisfaction de travailler au nettoyage et à la protection de l’environnement. Un aspect que l’on oublie trop souvent dans le travail de tous ceux qui contribuent à rendre nos villes propres. La seule chose qu’il trouve plus difficile parfois, c’est de retrouver des déchets dans la rue alors qu’il vient de passer le balai. Mais il ne désespère pas pour autant. Selon madame Raymond, « Hery est un exemple de civilité qui va contaminer les usagers de l’espace public ».On souhaite bon succès à Hery et à ce beau projet !