Élections 2014 dans Taschereau – Portrait de Guy Boivin (Équipe autonomiste)

Le 7 avril, nous aurons un choix à faire parmi les neuf candidats qui se présentent dans la circonscription de Taschereau. Pour vous aider dans ce choix, Monsaintroch.com a soumis un questionnaire à tous les candidats en lice. Prenez note que l’ordre de publication suivra l’ordre de réception des réponses.

Présentez-vous en décrivant vos liens et vos expériences dans la circonscription de Taschereau

Lorsque j’ai été transféré de Longueuil à Québec en 1992 pour mon emploi, j’ai naturellement choisi le quartier Saint-Roch parce qu’il était près de mon travail et m’inspirait confiance.  J’ai élu domicile rue De Saint-Vallier, dans le secteur du carré Lépine.  J’y étais bien, voisin du cinéma où j’allais fréquemment.  Je magasinais régulièrement au mail Saint-Roch qui, à l’époque, était couvert.  Lors de sa démolition, j’ai commencé à m’impliquer au conseil de quartier pour défendre les gens du coin.  En 1998, mes parents venaient de vivre la crise du verglas à Saint-Hyacinthe et nous avons convenu que j’achèterais une maison pour les accueillir.  Il s’en est fallu de peu que nous habitions rue De Saint-Vallier coin des Oblats, dans Saint-Sauveur, mais le destin nous a conduits rue De Bougainville, dans Montcalm.  C’est là que mon père est décédé après sept ans de vie commune.  Puis ma mère est partie à son tour.  Mon achat d’un terrain, rue Anna, n’a pas porté fruit pour nous construire.  Aujourd’hui, je suis toujours dans Montcalm où j’ai été dans le conseil de quartier.  J’y ai cédé ma place pour permettre à un plus jeune de vivre l’expérience des conseils.  J’y suis encore dans des sous-comités :  avenir du secteur Belvédère/René-Lévesque, espaces verts, feux de circulation et traversées piétonnières.  Je travaille en droit et j’ai une formation universitaire en gestion de bureau. »

Présentez-nous Taschereau en quelques mots. Incluez ce que vous aimez le plus et le moins dans la circonscription.

Taschereau, c’est à la fois le monde ouvrier et le monde professionnel, le quartier latin, le quartier huppé, le quartier populaire.  C’est à la fois la richesse et la pauvreté.  C’est à la fois la ville et la banlieue.  Taschereau couvre six quartiers :  Saint-Sacrement, Montcalm, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Sauveur, Saint-Roch, Vieux-Québec/Cap-Blanc et la municipalité de Notre-Dame-des-Anges.  Ces six quartiers sont comme autant de villages, complets en soi, avec leurs rues commerçantes et leurs services de proximité.  Six quartiers qui ont leur âme propre.  Ce que je préfère de chaque quartier, c’est leur atmosphère, leur caractère unique.  Ce que j’aime le moins, c’est la pression qu’exerce la Ville sur tous nos quartiers, la demande de densification à l’échelle inhumaine, la tendance à faire de nos quartiers des lieux de passage pour se rendre au centre-ville, la tension vécue par l’environnement parce que nous sommes le cœur de l’action. »

Quel est l’enjeu principal dans Taschereau et comment comptez-vous l’aborder?

Pour moi, l’enjeu principal de Taschereau, c’est de résister aux pressions de la Ville pour rester un endroit humain où il fait bon vivre.  De rappeler, avant tout, que le centre-ville, c’est en premier lieu les gens qui y vivent, qui y travaillent, qui y construisent des familles.  Les dirigeants doivent garder à l’esprit que si nous ne voulons pas que la circonscription se vide le soir venu pour laisser place à des lieux désertés qui se réaniment à l’heure des travailleurs, il faut être vigilants et à l’écoute de ceux qui y habitent, qui y travaillent, qui s’y amusent et qui s’y divertissent. »

Quelle est la plus grande idée préconçue véhiculée à propos de votre parti et la réalité sur le sujet?

La plus grande idée préconçue contre Équipe autonomiste, c’est de se dire que c’est un petit parti pour lequel il ne vaut pas la peine de voter parce que ça ne nous donnera pas le pouvoir.  Au contraire, Équipe autonomiste, c’est une avenue novatrice qui vaut la peine d’être explorée et qui, un jour, nous donnera un pouvoir nouveau.  Les gens veulent du changement et quand il s’en offre, ils hésitent.  Votez Équipe autonomiste!  Quand le parti aura un premier député, les médias vont en parler et il sera connu.  Si vous ne lui donnez jamais sa chance, il restera éternellement dans l’ombre.  Vous en avez marre des vieux partis?  Soyez intrépides, votez Équipe autonomiste!  Voyez son programme sur www.equipeautonomiste.ca, sur Facebook, sur Twitter…  Équipe autonomiste est un parti conscient que l’indépendance du Québec ne peut mathématiquement plus se faire, qui sait que le statu quo canadien le conduit vers sa disparition comme nation distincte et qui prône une nouvelle alternative constitutionnelle.  Équipe autonomiste veut un ménage complet du gouvernement, veut responsabiliser les gens et aider ceux qui en ont vraiment besoin. »

Quels sont vos principaux engagements concernant :

Les organismes communautaires

Équipe autonomiste veut être un facilitateur.  L’équipe veut donc faire en sorte que les organismes deviennent le plus autonomes possible en diminuant l’interventionnisme de l’État, en réduisant la paperasse, en aidant à se prendre en main. »

 La diversité culturelle

Équipe autonomiste veut réduire le nombre d’immigrants annuellement (il en entre actuellement plus de 50 000 par année), car elle est bien consciente que la société ne vient plus à bout de les intégrer.  Elle veut mieux les aider à devenir Québécois à part entière et veut permettre davantage la reconnaissance des diplômes étrangers. »

 Le développement immobilier

Équipe autonomiste veut responsabiliser les gens, les organismes et l’État.  Elle veut encourager l’autosuffisance alimentaire en organisant mieux l’exploitation agricole et cherche, en ce sens, à développer davantage un esprit coopératif.  Équipe autonomiste croit à l’entrepreneuriat mais réclame une justice sociale. »

 Le développement économique

Équipe autonomiste considère que les subventions aux grandes entreprises sont un non-sens, car souvent les sommes allouées sont supérieures au coût réel d’embauches.  De plus, les entreprises développent fréquemment une forme de chantage envers l’État.  Équipe autonomiste croit qu’il faut davantage miser sur les petites et moyennes entreprises, les aider à démarrer, à continuer en affaires, à grandir, en réduisant au maximum les tracasseries bureaucratiques, en devenant des aidants naturels pour les entrepreneurs. »

 Le transport et la mobilité

Équipe autonomiste est un parti soucieux de l’environnement mais non environnementaliste.  Autrement dit, Équipe autonomiste n’est pas prête à engloutir l’argent des citoyens dans des services qui n’ont pas encore fait leurs preuves, par exemple l’électrification des transports.  Nous avons tous vu, à Québec, les pépins connus par les Écolobus.  Nous savons aussi que les bornes électriques pour les autos ne sont pas encore à point.  Il faut encore investir dans la recherche avant de gaspiller NOTRE argent à tous dans un système en devenir.  Équipe autonomiste est un parti d’idées rationnelles, créé par des travailleurs qui veulent voir l’État bien géré, l’équité entre les générations, l’égalité entre hommes et femmes dans les deux sens, la préservation des us et coutumes des Québécois.  Équipe autonomiste est un parti de solutions concrètes. »