Meriol Lehmann: l’empreinte de l’homme

Source : Le Soleil, Josiane Desloges, 2 mars 2013 De loin, on aperçoit des paysages qui vibrent. Des vallons, des maisons bien cordées, une rivière, un clocher… et toujours une épaisse fumée, qui s’élève comme un nuage blanc ou qui s’étale comme une vague de brume. De près, on distingue un moulin à papier.
«Ces usines ont contribué à modeler le territoire québécois tel qu’il est», rappelle Meriol Lehmann, puisque l’industrialisation, ici, s’est surtout faite avec l’implantation de scieries, de pulperies et d’usines de pâtes et papiers. «On croit que c’est ciblé sur le Saguenay-Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord et la Mauricie, mais il y en a une quantité impressionnante dans les Cantons-de-l’Est et en Gaspésie. C’est omniprésent. Et maintenant, elles sont toutes en train de fermer, mais on reste avec le schéma urbain, avec leur impact sur l’environnement, avec les employés mis à pied. Ce qui m’intéresse, c’est voir à quel point l’humain modifie son territoire et le retour de balancier qui suit immanquablement ces modifications.»Pour le directeur général et coordinateur artistique à Avatar, qui oeuvre en nouveaux médias et en art audio, la photographie est un acte artistique solitaire. «Ma pratique en art audio est très viscérale, mais en photographie, je dois réfléchir beaucoup», indique-t-il.[ Lire la suite ] [ Détails de l’expositionAnglo Canadian Pulp & Paper Ltd est présenté jusqu’au 17 mars à VU.